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Travailleur·euses ruraux·ales et migration

Nous estimons que rien ne justifie la violation des droits des travailleur.euse.s agricoles et exigeons des changements dans les politiques européennes et nationales afin de garantir des revenus équitables aux producteur.rice.s alimentaires et aux travailleur.euse.s migrant.e.s et agricoles, ainsi que le respect et la protection de leurs droits.

Dans l'Europe rurale, les conditions de travail extrêmes, y compris les cas d'esclavage moderne, sont un problème structurel. La promotion de l'agriculture industrielle et la déréglementation des marchés agricoles ont donné naissance à un nombre croissant de salariés agricoles, alors que dans le même temps, le nombre de petit.e.s et moyen.ne.s agriculteur.rice.s a diminué de manière drastique. Ces travailleur.euse.s sont souvent des migrant.e.s (internes et externes à l'UE) contraint.e.s d'accepter des conditions de travail abusives en raison de réglementations spécifiques imposant des contrôles et des discriminations aux étranger.e.s.

Pour nous, il est inconcevable d'accepter de telles violations des droits du travail et des droits sociaux, et a fortiori de financer ces pratiques par des subventions de la PAC distribuées de manière inappropriée. L'inclusion d'une conditionnalité sociale au sein de la PAC a été une étape positive, mais nous pensons qu'une mise en œuvre stricte et immédiate de cette conditionnalité, en accord avec l'UNDROP, est essentielle pour un réel progrès.

Key objectives

  1. Des conditions de travail décentes et des revenus décents pour toutes les personnes travaillant dans les zones rurales, conformément à la Déclaration des droits des paysans, y compris pour les travailleur·euses salarié·es.
  2. Mise en œuvre obligatoire, stricte et immédiate de la conditionnalité sociale de la PAC.
  3. La révision et l'amélioration des directives européennes sur le déplacement des travailleur.euse.s dans l'UE, la situation des travailleur.euse.s saisonnier.e.s hors UE, les sociétés intermédiaires, et les conditions de travail transparentes et prévisibles, ainsi que celles se référant aux droits et libertés des immigrant.e.s et des réfugié.e.s, en garantissant des mécanismes de régularisation.
  4. Application des réglementations nationales, européennes et internationales telles que : Conventions de l'OIT, Charte sociale européenne, PESC, Convention internationale sur la protection de tou.te.s les travailleur.euse.s migrant.e.s et des membres de leur famille du 18 décembre 1990, Convention relative au statut des réfugiés du 28 juillet 1951, UNDROP.
  5. Création d'un Observatoire européen sur la situation des travailleur.euse.s ruraux.ales dans le but de coordonner les inspections du travail et de garantir le respect des droits sociaux et économiques.
  6. Respect des droits de tou.te.s les travailleur.euse.s ruraux.ales, indépendamment de leur origine, de leur niveau de stabilité ou de leur situation administrative, et notamment de leur droit de représentation et de participation.