Organisé par la Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique, le débat «Souveraineté alimentaire dans le cadre d’une nouvelle politique agricole» ayant eu lieu au Parlement européen ce matin à Bruxelles a fait basculer les discussions sur la réforme de la PAC au-delà de la simple répartition des subventions publiques et a souligné l’importance de la souveraineté alimentaire et d’un autre modèle d’agriculture.

 

Soulignant que la PAC actuelle ne s’attaque pas aux problèmes de pauvreté et de nutrition soulevés par la crise de 2008, les orateurs tels que Isabel Vilalba Seivane (Secrétaire Générale SLG Sindicato Labrego Galego), Genevieve Savigny (Comité de Coordination ECVC) et Mikel Hirribaren (Secrétaire Général de la Confédération Paysanne) ont plutôt mis en évidence la compétitivité et la concurrence, y compris au sein de l’UE, que la politique agricole de l’UE privilégie.

 

La PAC n’aborde pas non plus, indiquent-ils, la quasi disparition des petits agriculteurs dans de nombreuses régions d’Europe (90 % des fermes ont disparu au cours de ces 30 dernières années dans certaines régions), ou l’utilisation abusive d’antibiotiques dans les élevages à forte concentration, en partie responsable des 25 000 victimes humaines annuelles en Europe liées à l’antibiorésistance.

 

La souveraineté alimentaire reste un concept fortement subversif. Elle est essentielle afin de s’opposer au commerce et aux politiques agricoles destructeurs de notre économie mondialisée. La souveraineté alimentaire doit être au centre d’une vaste politique alimentaire globale pour aborder toutes les questions qui permettront, promouvront, soutiendront et développeront la mise en œuvre de systèmes d’alimentation et d’agriculture durables respectant les droits humains et l’environnement.

 

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