ECVC exprime sa solidarité avec les actions actuellement menées par le syndicat italien des travaill.eurs.euses USB (Union syndicale de base) quant à la situation des travaill.eurs.euses de la terre et de tou.s.tes les travaill.eurs.euses touché.e.s par la crise pandémique en Italie.

 

L’USB s’est mobilisé en Italie pour mettre en évidence la situation dramatique de ces travaill.eurs.euses de la terre et de tou.s.tes les travaill.eurs.euses touché.e.s par la crise pandémique, toujours en attente des réponses d’un gouvernement qui s’attache avant tout à résoudre les problèmes des entreprises.

 

Ces derniers jours, à l’occasion de la tenue des États généraux voulus par le gouvernement italien, l’USB a organisé plusieurs manifestations de soutien aux travaill.eurs.euses agricoles et autres. L’un des membres de l’organisation a commencé une grève de la faim.

 

Ces revendications ont débouché sur une réunion avec le gouvernement italien. L’USB a évoqué la mort de Mohamed Ben Ali, brûlé vif à Borgo Mezzanone dans la campagne de Foggia, et d’Adnan Siddique, tué à Caltanissetta parce qu’il se battait pour les droits et la dignité des travaill.eurs.euses agricoles.

 

Les demandes formulées lors de la rencontre avec le Premier ministre italien étaient :

 

·         une réforme du fisc, avec la réintroduction de taux progressifs en fonction de l’importance du patrimoine, un taux progressif au-delà de 500 000 euros;

·         une augmentation des salaires et des pensions pour stimuler la demande et donc la croissance ;

·         une réduction du temps de travail pour permettre l’égalité des salaires ;

·         un plan de 173 milliards d’euros pour le recrutement de jeunes dans la protection du territoire et de l’environnement ;

·         un revenu inconditionnel pour les chôm.eurs.euses, saisonnier.e.s et intermittent.e.s ;

·         une véritable régularisation des migrants et une réelle mise en lumière des entreprises impliquées et de l’exploitation des invisibles dans l’agriculture ;

·         l’identification des bâtiments à convertir et à utiliser pour le logement public, sans empiéter davantage sur les terres agricoles ;

·         la réquisition de logements vacants et l’arrêt des expulsions ;

·         l’arrêt des grands travaux.

 

 

ECVC entend exprimer sa solidarité avec le syndicat USB et sa plateforme de revendications, qui est conforme aux demandes de défense des droits des travaill.eurs.euses agricoles exprimées dans la lettre ouverte envoyée le 30 avril par ECVC et ses alliés aux institutions européennes.

 

En tant que organisations européennes de paysan·ne·s et de travailleur·euse·s ruraux estiment que face aux dérives autoritaires et au contrôle de nos vies par le marché et les grandes entreprises, nous faisons face à une opportunité historique de reconstruire nos sociétés sur la base d’un autre modèle agraire, socio-économique et culturel. Un modèle reposant sur les droits de l’homme, luttant pour la durabilité de la planète, et dans lequel l’intégration, le respect et le protagonisme des travailleur·euse·s ruraux et des migrant·e·s sont fondamentaux tel que reconnu dans la
Déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).

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