Aujourd'hui, des acteurs agricoles majeurs ont appelé à ce que la réglementation foncière soit une priorité de l'agenda européen dans le cadre d'un événement public organisé par ECVC sur l'accès à la terre, le renouvellement générationnel et la santé des sols.
Des représentants de différentes organisations, dont la Commission européenne, le Parlement, le Conseil, le Comité économique et social européen, le Comité des régions, des organisations de producteurs et la société civile, se sont réunis pour discuter des besoins et des formes de réglementation foncière européenne. Chacun des intervenants a souligné l'importance de la protection des sols et des terres agricoles, s'accordant sur la nécessité d'une action urgente sur ces sujets interdépendants.
La question de la juste répartition du foncier est au cœur de la lutte pour le renouvellement générationnel et la préservation des sols, ainsi que pour réagir aux crises climatiques et de biodiversité tout en garantissant la souveraineté alimentaire. L’accès à la terre est en effet une des principales barrières au renouvellement générationnel en agriculture.
L'année dernière, ECVC a publié une proposition de directive sur les terres agricoles. Avec la publication du rapport INI sur le renouvellement générationnel, le Parlement a donné à la Commission européenne un mandat clair pour s'attaquer à ce problème, et il est temps d'agir. L'UE a besoin de plus d'agriculteurs et, pour assurer la transition vers l'agroécologie paysanne et le renouvellement des générations, nous avons besoin d'une directive européenne sur les terres.
Au cours de l'événement, il est apparu clairement que la réglementation foncière et l'accès à la terre constituent une priorité absolue pour tous les acteurs du secteur agricole :
Sébastien Pérel, du Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA), a déclaré : "Nos organisations membres s'accordent à dire que l'accès à la terre est un problème partout pour les jeunes agriculteurs. Chaque fois que nous faisons le point sur les obstacles à l'installation, nous constatons que les principaux problèmes sont l'accès à la terre, l'accès au crédit, l'accès au marché et l'attractivité du secteur".
De même, l'eurodéputé Martin Hojsik a insisté sur le fait que "nous avons besoin de compatibilité et de cohérence entre les lois. Si un agriculteur loue la terre sans garantie de long terme, il n'est pas incité à améliorer la santé des sols".
Arnaud Lécuyer, vice-président de la région Bretagne, a également expliqué que les régions ont un rôle à jouer dans l'élaboration de politiques publiques visant à encourager les agriculteurs à s'installer, par exemple en créant des réserves foncières publiques.
Nicoletta Merlo, du CESE, a souligné que "la réglementation des terres agricoles doit être conçue pour garantir l'accès des jeunes à la terre, au crédit et à la connaissance pour qu'ils s'engagent dans l'agriculture".
Manuel Eggen, de FIAN, a souligné que "la réglementation des terres n'est pas une option politique, c'est une pierre angulaire du respect des droits de l'homme en Europe".
Comme l'a conclu Tove Sundström, membre du comité de coordination de l'ECVC, "il existe un consensus, un mandat et un contexte opportun pour réguler les terres au niveau de l'UE". Le moment est venu d'agir.
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Tove Sundström
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Membre du comité de coordination d’ECVC
tovesunds@protonmail.com
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Morgan Ody
FR,EN
Membre du comité de coordination d’ECVC
morgan@viacampesina.org
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