ECVC et des eurodéputé.e.s se sont réunis aujourd'hui au Parlement européen pour défendre une PAC pour les paysan.ne.s et les citoyen.ne.s. La conférence sur la future Politique Agricole Commune de l'UE a réunie plus de 130 paysannes et paysans de diverses régions européennes, qui, avec des représentants des institutions de l'UE et des organisations de la société civile, ont abordé les questions les plus sensibles et les plus controversées concernant la réforme actuelle de la PAC.
ECVC et des eurodéputé.e.s se sont réunis aujourd'hui au Parlement européen pour défendre une PAC pour les paysan.ne.s et les citoyen.ne.s. La conférence sur la future Politique Agricole Commune de l'UE a réunie plus de 130 paysannes et paysans de diverses régions européennes, qui, avec des représentants des institutions de l'UE et des organisations de la société civile, ont abordé les questions les plus sensibles et les plus controversées concernant la réforme actuelle de la PAC.
Comment notre système agricole et alimentaire peut-il répondre aux défis actuels? Uniquement en termes de résolution des défis environnementaux - les panélistes ECVC ont illustré la réponse à la question qui a lancé l'événement - l'agriculture paysanne peut apporter une excellente contribution en soutenant une agro-biodiversité unique, et un ensemble d'espèces animales et végétales sauvages. De plus, elle peut refroidir la planète car, d'une part, elle dépend moins des intrants qui, pour leur production, nécessitent d'énormes coûts énergétiques et, d'autre part, elle ne repose pas sur une consommation délocalisée entraînant aussi d'énormes émissions des gaz à effet de serre.
L’agriculture paysanne contribue également à la durabilité du modèle de production, à une plus grande sécurité au sein de la chaîne alimentaire, à la stimulation de l'économie et à la cohésion sociale et territoriale dans l'UE. En ce sens, José Miguel Pacheco - comité de coordination d'ECVC - a insisté sur le fait qu’ "étant donné que la plus-value générée par leur activité n’est pas exportée vers d'autres territoires, les paysans sont le moteur de l'économie locale. A l'opposé, l'agriculture industrielle importe une grande partie des facteurs de production et, souvent, de la main-d'œuvre, ayant recours à de grandes agences de travail temporaire, exportant ainsi la plus-value produite sur ce territoire. Il ne faut pas détourner notre regard : renforcer la performance de l'agriculture paysanne est un enjeu essentiel pour la cohésion sociale et territoriale en Europe"
ECVC a souligné sa satisfaction quant à la proposition de la Commission de limiter l'aide financière à 60 000 euros par exploitation, mais a ajouté qu'il importait de prendre en compte les agriculteurs actifs qui y travaillent, ainsi que les conditions économiques et sociales des travailleurs employés (et des journaliers).
D'un autre côté, les coupes dans le secteur agricole dans le nouveau budget européen ont été considérées comme un revers. Tenant compte du fait que la prévision d'inflation annuelle de la Commission européenne est de 2%, la réduction prévue pour le secteur agricole serait en fait équivalente à 17%. Une PAC ambitieuse et la transition du système agricole nécessitent un financement solide.
Liant la lutte pour une PAC juste avec celle contre les accords de libre-échange (ALE), Andoni Garcia du comité de coordination ECVC, a insisté sur "la nécessité de politiques publiques basées sur la souveraineté alimentaire pour promouvoir et défendre un modèle agricole et alimentaire sain et durable. Qu'est-ce que cela implique? En partie, la réglementation publique des marchés, le contrôle de la production et la distribution de la production entre de nombreux agriculteurs. Cependant, de nos jours, tout cela est miné par les accords de l'OMC et les ALE tels que Mercosur-UE, CETA et JEFTA, qui incitent à la déréglementation des marchés et détruisent les systèmes agricoles et alimentaires durables."
De son côté, expliquant les conséquences de la PAC sur les jeunes paysannes et paysans, Elisabeth Fresen, jeune paysanne et membre du conseil national d'AbL (Allemagne), a rappelé que "si moins de 1% des paiements de la PAC sont destinés aux jeunes, la cause réside dans le système de distribution injuste de l'aide par hectare qui favorise les grandes exploitations et les plus faibles bénéfices sociaux. Beaucoup de jeunes veulent s'installer dans une structure modeste, même pour cela, ils ont besoin d'une aide adaptée à la réalisation de leur projet de production alimentaire locale et durable".
Dans leurs interventions finales, les délégués d'ECVC ont partagé leur profonde vision critique des politiques de l'UE actuellement en vigueur. "Il sera difficile, voire impossible, d'atteindre les objectifs de la PAC que la Commission a élaborés si elle poursuit sa politique actuelle. Ceux-ci entraînent une baisse des prix, une plus grande instabilité, des crises plus rapides et plus graves dans le temps et une réduction du soutien financier de la PAC ou un manque de distribution de l'aide à des systèmes agricoles et alimentaires sains et durables. Ces facteurs mettent en doute les propositions de la Commission européenne" a conclu Geneviève Savigny du groupe PAC de l'ECVC.
Regardez la conférence intégrale ici (avec un problème de cadrage de la caméra les 20 premières minutes)
Les photos de la conférence peuvent être visionnées ici
Le programme complet est consultable ici
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Vous trouverez ici le dernier document de ECVC sur la PAC: COMMUNICATION, CADRE FINANCIER, DIRECTIVE MARCHÉ ET PROJET DE PROJET DE LOI DE LA COMMISSION EUROPÉENNE
Vous trouverez ici le document de réflexion de ECVC SUR LES NOUVEAUX ENTRANTS EN AGRICULTURE
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Consultez les présentations des intervenants:
Présentation de Jose Miguel Pacheco
Présentation de Ricard Ramon I Sumoy
Présentation de Claudia Olazabal
Présentation de Tom Jones
Présentation de Andoni Garcia Arriola
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Note aux éditeurs:
* Lidia Senra - GUE/NGL; Martin Hausling- Verdes/ALE ; Eric Andrieu – S&D
** Portugal, Espagne, France, Bélgique, Allemange, Autriche, Roumanie et Italie
*** La Commission européenne crée un changement juridique et institutionnel radical dans le modèle d'application de la PAC qui, à partir de 2021, sera appliqué à tous les «plans stratégiques» ou «plans de soutien» développés par les États membres. Le «plan de soutien» est un cadre juridique que chaque État membre (et / ou région) établit pour accorder des subventions de la PAC aux agriculteurs, tout en respectant les principes et les conditions définis au niveau communautaire. Jusqu'à présent, l'Union européenne a établi ce cadre juridique, à travers les règlements de base de la PAC, ainsi que les règlements délégués et les règlements d'application.