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« L’alimentation est un droit humain pour toustes ! » : les paysan·ne·s et la société civile récoltent des signatures pour reconnaître l’alimentation comme un droit humain fondamental

14 janvier 2026

Aujourd’hui, des organisations de paysan·ne·s et des mouvements de la société civile de toute l’Europe se sont réuni·e·s à Bruxelles pour lancer l’initiative citoyenne européenne (ICE) « L’alimentation est un droit humain pour toustes ! ». Cela donne le coup d’envoi d’une mobilisation d’une durée d’un an pour demander à l’Union européenne de reconnaître l’accès à l’alimentation comme un droit humain fondamental par le biais de mesures législatives contraignantes.

Aux côtés de centaines d'organisations actives dans les domaines de l’agriculture, de la justice sociale, de la protection de l'environnement, du bien-être animal, des systèmes alimentaires et des droits humains, ECVC demande que les droits des paysan·ne·s et des citoyen·ne·s à cultiver et à manger des aliments conformément aux principes de souveraineté alimentaire soient inscrits dans le droit européen, comme c’est déjà le cas pour des instruments juridiques non contraignants tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

À l’heure où l’insécurité alimentaire augmente fortement dans toute l’Europe et où les moyens de subsistance des paysan·ne·s subissent une pression constante, cette initiative envoie un message politique clair : la nourriture ne doit pas être traitée comme une marchandise, mais comme un droit garanti pour toustes.

L’ICE met en question les politiques actuelles, qui priorisent le libre-échange et des solutions fondées sur le marché en utilisant les systèmes agricoles et alimentaires européens comme monnaie d’échange pour bénéficier à d’autres industries. Au lieu de cela, cette initiative permet d’exiger des réponses structurelles basées sur la souveraineté alimentaire, une transition durable vers l’agroécologie et la justice sociale pour protéger les droits des paysan·ne·s et des citoyen·ne·s.

En tant qu’outil de démocratie participative, l’initiative citoyenne européenne doit recueillir, en l’espace d’un an, au moins un million de signatures validées dans un nombre minimal d’États membres, afin d’amener la Commission européenne à examiner ces demandes, à se réunir avec les organisateur·rice·s, et à y répondre publiquement.

Pour ECVC, il est grand temps que les institutions européennes soient tenues responsables et obligées d’écouter les processus démocratiques des citoyen·ne·s en matière de politiques alimentaires et agricoles :

« À l’heure où les institutions de l’UE imposent des politiques antidémocratiques et préconisent un programme de déréglementation dangereux et à courte vue, comme c’est le cas de l’ALE UE-Mercosur, il est temps que les citoyen·ne·s se réunissent et prennent position pour défendre l’alimentation comme un droit humain. Le droit à l'alimentation est le droit de tout un chacun à avoir accès à une alimentation suffisante, adéquate et saine, et les politiques de l'UE doivent œuvrer à la réalisation de cet objectif, y compris la future PAC », explique Pierre Maison, membre d’ECVC et de la Confédération paysanne.

La collecte de signatures est ouverte à toustes les citoyen·ne·s de l’UE depuis le 7 janvier 2026 et durera un an. Chaque signature renforce la demande collective d'un système alimentaire qui privilégie les droits humains et non le profit.

Notes aux éditeurs :

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