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Accord UE – Nouvelle-Zélande : une nouvelle décision catastrophique pour notre agriculture !

22 novembre 2023

Ce mercredi 22 novembre, le Parlement Européen a voté en faveur de l’accord de libre-échange (ALE) UE-Nouvelle-Zélande malgré les nombreux appels des organisations paysannes à s’y opposer. Ce nouvel ALE, qui inclut l’agriculture, va accentuer l’érosion de la souveraineté alimentaire, des revenus paysans, de l’atténuation du changement climatique et de la biodiversité.

Cet accord inclut l’élimination totale des droits de douane sur de nombreux produits agricoles comme les kiwis, les pommes, les oignons, le miel, etc., mais également des quotas sur la viande bovine (10 000 tonnes) et ovine (38 000 tonnes), le beurre (15 000 tonnes), le fromage (25 000 tonnes) et la poudre de lait (15 000 tonnes).

Comment le Parlement Européen peut-il se montrer favorable à l’augmentation d’échanges agricoles avec l’autre côté de la planète et en même temps faire la promotion d’une transition du secteur agro-alimentaire reposant sur les objectifs de la stratégie de la ferme à la table ?

L’analyse d’impact de la Commission Européenne fait elle-même état d’une augmentation des émissions de gaz à effets de serre liée à cet accord de libre-échange. En outre, l’accord vient ajouter une pression supplémentaire sur les pâturages en Europe, alors que nous avons besoin de plus d’animaux dans les pâtures afin de protéger les terres cultivées et la biodiversité.

ECVC appelle à mettre un terme à cette croyance aveugle envers le dogme du libre-échange dans l’agriculture. Le secteur agricole de l’UE fonce droit dans le mur, et ces accords de libre-échange ne font qu’accélérer le processus ! Qu’il s’agisse de l’accord UE-Australie, UE-Chili ou UE-Mercosur, de nombreux ALE sont en préparation.

Ces accords détruisent tout espoir de reterritorialisation de notre agriculture afin de soutenir nos régions, d’accueillir plus d’agriculteur·rice·s en Europe et d’obtenir des revenus paysans décents. L’heure est grave, et le consensus actuel en faveur d’un libre-échange toujours plus poussé est sidérant et incohérent.

Au contraire, le Parlement Européen ferait mieux de protéger les agriculteur·rice·s et les citoyen·ne·s de ces marchés dérégulés et encourager une réforme du commerce agricole et alimentaire, compatible avec l’Accord de Paris et le droit des paysan·ne·s à un revenu décent tel que reconnu dans l’article 16 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysan·ne·s et autres personnes travaillant dans les zones rurales.

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