Aller à

Accueil / Actualités et évènements / Communiqués de presse / A Bruxelles, ECVC, FUGEA et la société civile demandent la fin de l’accord UE-Mercosur

A Bruxelles, ECVC, FUGEA et la société civile demandent la fin de l’accord UE-Mercosur

7 novembre 2024

Mercredi 13 novembre, les paysan·ne·s et les organisations de la société civile descendront à nouveau dans les rues de Bruxelles pour rejeter l’accord de libre-échange UE-Mercosur et dénoncer les tentatives de la Commission européenne de conclure cet accord lors du sommet du G20 au Brésil.

S'il est signé, l'accord UE-Mercosur risque d'entraîner la destruction des petites et moyennes fermes des deux côtés de l'Atlantique. Il créera une concurrence déloyale, du dumping et un effondrement des prix pour les agriculteurs européens, tout en provoquant d’énormes problèmes sociaux et environnementaux dans les quatre pays du Mercosur, ce qui est en totale contradiction avec les objectifs du Pacte vert et les promesses faites dans le cadre du dialogue stratégique sur l’agriculture.

Malgré les avertissements continus des paysan·ne·s européennes et des pays du Mercosursur les dangers de l'accord UE-Mercosur, la Commission européenne tente d'imposer aux paysan·ne·s son approche néolibérale fondée sur la compétitivité. Celle-ci inclut des tentatives de soudoyer les agriculteurs pour qu'ils acceptent l'accord, en leur offrant des fonds de compensation à court terme pour les dommages causés par ce même accord. La vision que la Commission met en avant de la « compétitivité » des agriculteurs du monde entier n'existe pas dans la réalité. Les paysan·ne·s ne pourront jamais rivaliser avec les fonds d'investissement, les grandes entreprises agro-industrielles, et les sociétés d'exportation et d'importation agricoles qui monopolisent, accaparent et spéculent sur les marchés de la terre, de l'eau et de la production agricole, et tirent profit de ces accords.

Cela permet aux grands acteurs de détruire et de remplacer des formes d'agriculture plus sociales et durables. Ils spéculent sur les denrées alimentaires, violent le droit à une alimentation saine pour l'ensemble de la population, font baisser les prix pour les paysan·ne·s et nuisent à l'environnement, ainsi qu’aux populations rurales des pays signataires.

Comme l'a souligné Andoni Garcia Arriola, membre du Comité de coordination d'ECVC, « les agriculteurs sont confrontés à des défis permanents, tels que des prix qui ne couvrent pas les coûts de production, ou les crises liées aux maladies animales. La Commission européenne a fait des promesses à tire-larigot, mais ses actions indiquent qu'elle abandonne les paysan·ne·s pour protéger d'autres intérêts. Nous avons besoin de prix et de conditions équitables pour produire des aliments destinés à nourrir les gens. Or cet accord de libre-échange ne fera que rendre tout cela impossible. »

ECVC invite donc les paysan·ne·s, les organisations de la société civile, les ONG, les député·e·s européen·ne·s, la presse et tou·te·s les citoyen·ne·s inquiet·e·s à se joindre à elle le 13 novembre, à l’intersection de la rue de la Loi et la rue des Taciturnes, pour manifester contre l'UE-Mercosur.

Les tracteurs arriveront à 10h30 et les discours commenceront à 11h, en présence de paysan·ne·s de toute l’Europe. Les paysan·ne·s membres d'ECVC et de la FUGEA demandent des réunions avec des représentants de haut niveau de l'UE afin de trouver des réponses aux préoccupations des paysan·ne·s. Une délégation ECVC sera aussi présente à Rio de Janeiro lors du sommet du G20 2024 pour coordonner les manifestations avec les organisations paysannes au Brésil, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay.

Pour plus d'informations et d’actualités, voir le site eurovia.org et via les réseaux sociaux (@ECVC1 sur X et Facebook ou @ecvc_viacampesina sur Instagram).

ECVC exige :

  • la fin des accords de libre-échange et de la concurrence déloyale, avec un arrêt définitif des négociations sur l’accord UE-Mercosur ;
  • l’ajout, par une procédure accélérée, de l’achat de produits agricoles à des prix inférieurs aux coûts de production à la liste noire de la Directive sur les pratiques commerciales déloyales. Les prix payés aux agriculteurs doivent couvrir leurs coûts de production ;
  • la réglementation des marchés par l’intermédiaire de l’organisation commune des marchés (OCM) dans le cadre de la PAC, afin de garantir des prix minimaux, des prix d’entrée minimaux pour les importations et une réglementation des volumes ;
  • la garantie d’un budget suffisant et d’une répartition équitable des aides de la PAC pour permettre une transition viable vers l’agroécologie et des pratiques durables.

Press release - EN

Comunicado de prensa - ES

Communiqué de presse - FR

Contact information