Du 24 au 26 mars, à Bruxelles, ECVC a tenu son Assemblée générale (AG), l’espace traditionnel où ses membres échangent leurs points de vue et établissent collectivement la stratégie politique du mouvement pour les mois à venir. Toutefois, cette année, il régnait au sein de l’AG une ambiance de fête: les délégué.e.s venu.e.s de toute l’Europe ont célébré l’adoption de la déclaration de l’ONU, en décembre 2018, sur les Droits des paysan.ne.s et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Ce tournant a d’ailleurs marqué la Mística d’ouverture de l’AG. Pendant l’assemblée elle-même, les membres ont discuté, avec les allié.e.s clés, des éventuelles stratégies à mener pour la diffuser et la mettre en oeuvre aux niveaux national et européen.

 

Les délégué.e.s ont examiné la situation politique qui secoue le continent européen, avec la croissance constante des mouvements d’extrême-droite. Une discussion sur le rôle des membres d’ECVC dans l’évolution de la situation politique actuelle en Europe a eu lieu, avec la création d’une liste de propositions politique pour une meilleure Europe et une Politique agricole commune (PAC) respectueuse des droits des paysan.ne.s et, par conséquent, basée sur la Souveraineté alimentaire.

 

La promotion par l’UE de négociations de libre-échange agressives a aussi été dénoncée par l’assemblée; les ALE sont considérées comme une attaque frontale contre les agriculteur.rice.s et les communautés rurales, en Europe et ailleurs. Pour illuster un aspect de ce point, un représentant officiel de la République arabe du Sahara démocratique (peuple sahraoui) invité à notre réunion a présenté les conséquences de l’accord de libre-échange entre le Maroc et l’UE au sein du Sahara occidental occupé.

 

D’autres discussions politiques pendant l’AG ont concerné des questions comme le futur secrétariat opérationnel international de La Via Campesina en Europe (à partir de 2021), les forêts, les semences, la diversité de genre à la campagne et le rôle des politiques publiques dans les débats internationaux.

 

Une attention particulière a été portée à la question des semences à travers une motion qui rappelait l’importance de la pleine application des normes sur les OGM et pour empêcher tout brevet sur les traits natifs.

 

Plusieurs motions sur le thème des travailleur.se.s agricoles en Europe et à Huelva ont été présentées et adoptées par les délégué.e.s des organisations membres d’ECVC.

 

Des motions de solidarité avec la lutte de Cerro Liberta, l’occupation des terres à Somonte et contre l’assassinat des défenseur.se.s de l’eau et des droits humains au Brésil et dans beaucoup des autres regions de l’Amerique latine ont également été adoptées;

 

En plus d’avoir souhaité la bienvenue à l’organisation belge Boerenforum, qui est désormais membre de plein droit d’ECVC, l’Assemblée générale a accueilli trois nouvelles organisations candidates: HSEP (Croatie), LIFE (Croatie) et Talahm Beo (Irlande).

 

Comme d’habitude, l’AG était précédée par l’Assemblée de la Jeunesse et l’Assemblée des Femmes d’ECVC. Ce fut l’occasion pour ces deux groupes de saisir l’opportunité de discuter du travail réalisé en 2018 et de planifier celui à réaliser cette année. La participation de l’articulation des jeunes à l’AG de cette année fut particulièrement forte, un signal prometteur d’une nouvelle génération de défenseur.se.s de la Souveraineté alimentaire au sein mouvement paysan européen.

 

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