EUROPE, 15 février 2015 Chers, Chères camarades, Nous voulons exprimer dans ces lettres toute notre rage due aux violations répétées des droits de l'homme qui ont encore lieu au Honduras et aux attaques perpétrées contre les combattants sociaux, parfois si intenses qu'elles sont le terrain de violences physiques et psychologiques. Depuis le coup d’État militaire du 28 juin 2009 qui a destitué illégalement le président Manuel Zelaya, le Honduras connaît une dictature sous l'apparence d'une démocratie. Les mouvements sociaux ont été la cible d'attaques terroristes violentes par des groupes armés, militaires ou paramilitaires, cherchant à faire taire les voix de nos camarades paysans, bergers, pêcheurs, indigènes, qui luttent pour la RÉFORME AGRAIRE et la SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE et se dressent contre le régime du putsch. Des douzaines de morts par jour, des attaques contre des journalistes, des militants sociaux, une répression des dirigeants paysans... Cette fois-ci, des groupes armés ont déchargé leurs armes au siège de la Via Campesina au Honduras. Le mouvement des jeunes de la ECVC apporte son soutien et sa solidarité au mouvement paysan hondurien ainsi qu'à chacun de ses membres dressé contre ces faits atroces et aberrants, témoins d'une démocratie tombée le jour du coup d'État et encore impossible à relever. Nous RÉPUDIONS l'acte brutal de lâcheté des groupes qui attaquent, assassinent et/ou font disparaître les militants sociaux ou les journalistes honduriens. Le seul coupable est le gouvernement du Honduras, responsable de ce chaos social dans lequel les victimes font toujours partie des secteurs exclus d'un système qui aide les finances et l'industrie multinationale et abandonne le peuple paysan travailleur. Nous EXIGEONS, en soutien aux exigences faites par la Via Campesina du Honduras, une enquête immédiate, une clarification des faits et des mesures à prendre comme la détention des reponsables de cet acte délictueux. Nous DÉNONÇONS aux mouvements, aux associations de solidarité, aux gouvernements européens ces faits ignorés par les moyens de communication qui deviennent ainsi complices du terrorisme d'État. Nous ANNONÇONS que nous attendons activement des nouvelles de nos camarades et de leurs proches et nous faisons porter toute la responsabilité, depuis l'Europe, au gouvernement du Honduras pour les actes de violences qu'il a commis. Nous demandons leur arrêt. Camarades du Mouvement paysan hondurien globalisons la lutte ! ! ! globalisons l'espoir ! ! !
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