La question de la terre est au cœur du concept de souveraineté alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies une des causes principales de la faim et de la malnutrition est le manque d’accès à la terre. Le fait qu’un nombre croissant de paysans soient chassés de leurs terres et qu’ils fournissent 70% de notre nourriture, non seulement représente un danger pour les systèmes alimentaires locaux, mais également pour les systèmes mondiaux

 

En Europe, le long siège contre les petites fermeset les fermes familiales par les Etats et les sociétés a conduit à une situation où 2,7% des exploitations s’étendent sur plus de 100ha et contrôlent 50% des terres arables. Cependant, une grande partie des travaux et de la production est réalisée sur les petites et très petites exploitations. L’Europe dispose de 12 millions d’exploitations agricoles, avec 25 millions de personnes impliquées dans la production agricole. 69% des exploitations ont moins de 5 ha et la taille moyenne est 14.2ha. Ces petites fermes sont un pilier essentiel pour l’emploi dans les zones rurales, la production et l’égalité.

 

L’un des moteurs de laccroissement de l’accaparement et de la concentration des terres européenne est le systèmedes subventions versées au titre de la politique agricole commune, qui favorisent explicitement les grandes propriétés foncières, la marginaliseation des petites exploitations agricoles, et de bloquer l’entrée des agriculteurs et agricultrices potentiels-elles par la hausse des prix des terrains. Les autres causes de l’accaparement des terres sont liées à l’industrie extractive, l’étalement urbain, des intérêts immobiliers, les enclaves de tourisme, et d’autres entreprises commerciales.

 

La terre doit être réglementée à nouveau comme un bien public. Nous devons réduire la marchandisation de la terre et à la place promouvoir sa gestion publique. La priorité devrait être donnée à l’utilisation des terres par les petits-tes exploitants et exploitantes et l’agriculture paysanne et pour la production alimentaire, plutôt que de remettre la terre à ces propriétés privées à des fins commerciales et à la recherche de terres pour la spéculation et une concentration des richesse sans cesse croissante.

 

ECVC insiste sur la nécessité d’une réforme agraire en Europe, plus précisément pour une directive européenne sur les régimes fonciers basé surles Directives Volontaires approuvées par le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale; notre participation actuelle avec 16 organisations européennes, y compris les mouvements paysans, de l’environnement, et les groupes des droits de l’homme dans la campagne Hands on the Land a cet objectif.