De grande importance pour le mouvement paysan international, le concept de Souveraineté alimentaire lie la question de la production alimentaire au pouvoir et à la démocratie. Il place les collectivités locales au cœur des systèmes alimentaires et des politiques agricoles. La souveraineté alimentaire affirme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite grâce à des méthodes durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.

 

Il veille à ce que les droits d’utiliser et de gérer les terres, territoires, eaux, semences, bétail et biodiversité soient dans les mains de ceux et celles d’entre nous qui produisent de la nourriture. En ce sens, la souveraineté alimentaire promeut un commerce transparent, qui garantit un revenu juste à tous les peuples, ainsi que les droits des consommateurs et consommatrices à contrôler leurs systèmes alimentaires.

 

La souveraineté alimentaire fournit un cadre tout à fait différent pour l’organisation de politiques agricoles à l’échelle internationale, régionale et locale et a évolué pour englober une critique des politiques de libre marché. Dans le contexte de l’échec du marché à répondre adéquatement à la crise alimentaire actuelle et aux changements climatiques, la protection des marchés et de l’agriculture paysanne sont au cœur de la solution.

 

Un principe sous-jacent du mouvement paysan international, son cadre a été encore renforcé par le premier Forum Nyéléni qui a eu lieu au Mali en 2007 et au niveau européen par le Forum 2011 en Autriche.