Dans le secteur agricole, cette situation a conduit à l’exploitation des travailleurs et travailleuses agricoles saisonniers-ères, avec les employeurs qui profitent de la situation juridique défavorable des travailleurs et travailleuses sans papiers, intensifiant la course à la baisse des salaires et des normes de travail qui dans de nombreux cas, creuse le fossé entre les citoyens nationaux et les immigrés.

 

Compte tenu de la condition déjà précaire des travailleurs et travailleuses agricoles saisonniers-ères en Europe, la perspective de leur condition soulève beaucoup d’inquiétude. Le volume de travail dans ces zones de production n’est plus contrôlé par les lois de l’agronomie, mais seulement par les demandes et les réponses du «marché», de la distribution, ce qui engendre les incertitudes et l’insécurité pour les travailleurs et travailleuses saisonniers-ères (temps de travail indéfinie, en changeant les salaires …) . Le besoin massif de main-d’œuvre dans ces zones de production et de la précarité croissante dans certaines régions européennes a conduit à l’invention de nouvelles politiques migratoires, une évolution des droits de l’UE, qui risque de fragiliser les lois nationales du travail et les droits de l’homme.

 

ECVC veut mettre un terme à la précarité de la situation des travailleurs et travailleuses saisonniers-ères ou sans papiers. La nécessité d’un travail saisonnier dans le secteur agricole peut être satisfaite par le respect des dispositions relatives au travail juridique commun pour les personnes employées de façon temporaire dans ce secteur. Nous cherchons à promouvoir un modèle d’agriculture qui respecte l’ensemble de ses travailleurs et travailleuses ainsi que l’environnement.