L’agriculture industrielle ainsi que les projets qui visent à mitiger le changement climatique menacent les ressources naturelles dans les territoires du monde entier.

 

La défense des droits des paysans et paysannes et la préservation de la la santé des écosystèmes sont étroitement liées. Les jeunes retournent vers le monde rural dans une vague de «re-paysanisation» pour ainsi réduire l’exode rural.

 

Pour les nouveaux agriculteurs, il est généralement difficile d’accéder au système d’allocations à moins qu’ils aient hérité des terres ou des droits. Beaucoup d’entre eux, notamment des jeunes, revitalisent les zones rurales et se chargent de fournir des aliments directement aux communautés locales, aux peuples et aux villes. De plus, ils s’engagent dans la préservation de l’environnement et du climat, avec les gens de la région. La plupart du temps, ces fermes ont une valeur sociale et environnementale élevée et revivifient les villages européens.

 

En outre, l’accès à la terre est un aspect difficile pour ceux qui veulent travailler dans le secteur agricole. L’une des raisons est l’absence de pensions dignes pour les personnes en âge de prendre la retraite. De ce fait, il y a un manque de terres disponibles car ces personnes gardent leur terre pour continuer à recevoir les aides de la PAC, rendant ainsi encore plus difficile l’installation des générations plus jeunes dans le secteur.

 

La situation des nouveaux agriculteurs change beaucoup selon les pays de l’UE. De nombreux pays ne font pas pleinement usage des possibilités disponibles pour aider les jeunes ou les nouveaux agriculteurs. Il faudrait introduire des aides financières pour les personnes qui veuillent s’installer dans le secteur car il est très compliqué de rendre les nouvelles fermes économiquement viables à long terme. Quand les jeunes établissent une exploitation agricole, il est difficile d’obtenir des revenus décents pendant les premières années. C’est ainsi qu’ils sont ensuite nombreux à abandonner leurs projets. Pour faire face à ce problème, il faudrait adopter une position qui ne soit pas centrée sur l’agroindustrie, mais sur la souveraineté alimentaire et qui veille à faire que les villages européens redeviennent des villages vivants.