En conséquence, les paysans et paysannes ont perdu beaucoup de semences locales et la biodiversité est détruite par l’utilisation de produits chimiques dangereux, des semences hybrides et les OGM. De plus, les Etats négligent le secteur agricole et les paysans et paysannes reçoivent un revenu insuffisant pour leur production; l’accès et le maintien des terres est de plus en plus difficile pour les petits-tes agriculteurs et agricultrices; la promotion des monocultures a des effets dévastateurs sur l’environnement, la santé et les communautés paysannes; et la lutte des paysans et paysannes est criminalisée.

 

En réponse, les petites et moyennes organisations paysannes à l’échelle de l’Europe ont organisé des campagnes pour de meilleures politiques au niveau européen et international. Les droits exigés comprennent, mais sans s’y limiter, le droit à un niveau de vie suffisant; le droit à la terre et le territoire; le droit aux semences et aux connaissances et pratiques agricoles traditionnelles; le droit aux moyens de production agricole; le droit à l’information et la technologie agricole; la liberté de déterminer le prix et un marché pour la production agricole; le droit à la protection de la valeur agricole; et le droit à la diversité biologique.

 

Au niveau international, compte tenu des limites de la loi et des conventions internationales actuelles, le mouvement paysan international et ses alliés font pression pour la création d’un instrument international au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour faire respecter et protéger les droits mentionnés ci-dessus .