Au cours des 30 dernières années, l’agriculture a été dominée par une approche essentiellement axée sur la compétitivité et les marchés internationaux. Ce modèle de l’agriculture s’est cependant avéré limité: destruction de l’environnement, épuisement des sols et de l’eau et ruine des communautés paysannes sont quelques-unes des conséquences désastreuses qu’il a apportées non seulement en Europe mais dans le monde entier – pour ne pas mentionner la nourriture de mauvaise qualité et l’augmentation de la faim et de la malnutrition.

 

Heureusement, il existe une autre approche de l’agriculture, plus saine produisant des aliments de meilleure qualité, créatrice d’emplois, plus respectueuse de l’environnement et qui rend les communautés plus autonome: elle est appelée agroécologie. Avec la souveraineté alimentaire au coeur de cette approche, l’agroécologie combine les connaissances et la cultures ancestrales locales avec les innovations scientifiques; dans ce paradigme les producteurs et productrices de denrées alimentaires sont des agents sociaux actifs et bien informés sur l’innovation agroécologique.

 

La vision holistique de la société soutenue par l’agroécologie, qui inclut les politiques de l’économie, le commerce et le développement, en fait un puissant instrument de transformation sociale qui va au-delà des zones rurales. C’est également un espace de résistance qui échappe au contrôle des entreprises du système alimentaire, en partie grâce à son autonomie par des apports extérieurs, tels que les engrais et les pesticides. L’Agroécologie est considérée comme la solution à une série de défis et problèmes qui affectent nos sociétés: de la crise du secteur laitier, à l’élimination de la faim en passant par la lutte contre le changement climatique.

 

L’idéologie dominante du libre marché a toutefois engendré une série d’obstacles au soutien de l’agroécologie dans les politiques publiques, en dépit du fait que plusieurs études en Europe ont montré que la productivité par hectare de l’agro écologie est dans de nombreux cas plus élevée que dans l’agriculture industrielle.