​COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bruxelles, 3 octobre 2017 –

 

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a maintenu vendredi dernier le processus vers une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysan.ne.s. Afin de défendre ce processus devant les représentants, une délégation des paysan.ne.s européen.ne.s de la Coordination européenne Via Campesina a rejoint d’autres compagnon.ne.s paysan.ne.s en lutte d’autres régions du monde de La Via Campesina à Genève.

 

Le mouvement paysan européen salue les organisations de petit.e.s producteurs et productrices alimentaires activement impliquées dans ce processus aux côtés de La Via Campesina. En ce qui concerne le soutien des États européens, seul le gouvernement du Portugal a exprimé son soutien à ce processus et reconnu la nécessité de protéger les populations rurales. C’est donc une autre histoire dans le reste de l’Europe. L’abstention européenne massive de ce vote montre que nous avons parcouru un long chemin, mais que nous sommes encore loin derrière le reste du monde. Les paysan.ne.s européen.ne.s ont besoin de l’adoption de cette déclaration dès que possible. Qu’il s’agisse de l’Europe occidentale, centrale, orientale ou nordique, tou.te.s les paysan.ne.s sont confronté.e.s à une discrimination systématique suite à une législation existante qui ne les protège pas efficacement.

 

Après cette étape importante dans le CDH-ONU, les négociations de la Déclaration se poursuivront en 2018. ECVC demande aux gouvernements européens de soutenir leurs communautés rurales et de défendre les droits des paysan.ne.s et des travailleurs et des travailleuses ruraux aux Nations Unies.

 

Veuillez trouver ici le communiqué commun de La Via Campesina, FIAN International et CETIM.